Crise politique/Dialogue. Un nouveau gouvernement, la priorité de Jovenel Moïse, qui multiplie des rencontres en ce sens

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Contrairement à ce qu’il avait annoncé, le président de la République n’a pas pu former un gouvernement avant la fin de l’année 2019. Alors que les possibilités pour le Parlement de voter ce gouvernement avant la fin de la 50e législature sont pratiquement nulles, Jovenel Moïse multiplie les rencontres au Palais national en ce début de mois de janvier 2020 pour remplacer Jean-Michel Lapin et son cabinet qui liquident les affaires courantes depuis environ un an.

« La priorité du président pour le moment consiste à trouver un accord politique et la formation du gouvernement. Nous avançons à grands pas en ce sens et le chef de l’Etat multiplie les rencontres pour le choix d’un Premier ministre et la formation du cabinet ministériel », a confié lundi au Nouvelliste une source au Palais national et proche de Jovenel Moïse.

Interrogé sur le choix du Premier ministre pour savoir si le président compte consulter en ce sens les présidents des deux branches du Parlement, notre contact au pouvoir a souligné qu’à cette phase de la situation, « consulter les présidents du Parlement n’est plus de mise », puisque le Parlement sera en dysfonctionnement dès la semaine prochaine avec le départ de la Chambre des députés et une partie du Sénat.

En ce début du mois de janvier, le chef de l’Etat s’est déjà entretenu avec  des membres de l’organisation de petrochallengers “Nou pap konplis” et une délégation de la plateforme politique Kolòn sur plusieurs points d’actualité, dont la formation d’un gouvernement de consensus comme solution à la crise politique qui secoue le pays depuis plusieurs mois.

« Nous avons rencontré le président de la République le 3 janvier dernier au Palais national et cette rencontre s’est déroulée autour des points comme l’accord de Marriott, la démission, la formation d’un nouveau gouvernement, la libération des prisonniers politiques, le dossier PetroCaribe, le dialogue… », ont rapporté dans un communiqué des membres de “Nou pap konplis”  ayant pris part à la rencontre.

« Nous avons dit au président que nous n’entendons pas intégrer pour le moment un gouvernement. Men nou ka toujou rete kòm avangadis pou n veye sou fèy de wout sou nenpòt nouvo  gouvènman k ap gen pou pran tèt peyi a, sitou espas ki lye ak lòt dosye koripsyon ki pa esansyèlman dosye PetroCaribe a », ont-ils avancé.

En décembre dernier, Jovenel Moïse avait déjà rencontré au Palais national une délégation de la Passerelle qui lui avait remis officiellement l’accord de Marriott qui exige sa démission, les signataires de l’accord de Kinam, conclu essentiellement par des organisations politiques et organisations proches du pouvoir, le secrétaire général du RDNP, Éric Jean-Baptiste, et le coordonnateur du KONA, le sénateur Joseph Lambert.

L’aile dure de l’opposition politique, qui annonce avoir changé de stratégie dans les mouvements de protestation en programmant maintenant des manifestations les vendredi, samedi et dimanche pour ne pas nuire aux activités scolaires, écarte toute possibilité de rencontrer le chef de l’Etat.

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